Les résultats
Phase 1 : Jeu de rôles autour des élections européennes


Phase 1 Phase 2 Phase 3


Lycée Paul Moreau - Bras-Panon (Ile de la Réunion)
Circonscription Outre-mer

A son arrivée au Lycée Paul Moreau, le 13 novembre 2012, l’équipe des « Eurolycées » découvre une classe motivée s’étant déjà approprié quelques bases sur l’Union européenne. Après une matinée d’échange et d’information sur diverses problématiques européennes, la première phase d’activité créative pu commencer.

Lors de cette phase les élèves, répartis dans six groupes, ont été amené à réfléchir de manière critique sur la thématique de l’énergie et de l’environnement en Europe.

A travers un atelier créatif, ayant pour but de développer l’esprit critique des élèves, chaque groupe d’élèves a pu mettre sur papier les mots que leur évoque cette thématique. Suite à cette session, il est apparu clairement aux animatrices que l’un des sujets qui préoccupe principalement la classe est la pollution des mers.

En cette deuxième journée à Bras-Panon, les animatrices ont décidé d’approfondir les problématiques environnementales et de questionner l’imaginaire de chaque élève. Pour cela, elles ont imaginé un second atelier créatif consistant à donner à ces élèves réunionnais des pouvoirs magiques !

Une baguette magique (fictive) a été offerte à chaque groupe pour qu’ils puissent transformer et résoudre tous les problèmes environnementaux. Cette initiative a fait naître de nombreuses solutions innovantes, parfois utopiques, mais a avant tout mis en avant des idées nouvelles pour faire face au défi énergétique européen.

Suite à cet atelier, a été organisé un jeu de simulation où les élèves doivent se rassembler en parti politique et mettre en place un programme politique. Chaque parti concurrent pour les « Élections européennes 2014 » a eu pour objectif de mener la meilleur campagne électorale possible et formuler des solutions aux difficultés européennes en matière de politique énergétique.

La troisième journée « Eurolycées » a débuté par une rencontre avec des experts, deux professeurs du lycée engagés dans différents projets en faveur du développement durable. Cette rencontre a eu pour effets de renforcer les idées des uns sur leur programme politique et/ou de réajuster certains aspects de leur campagne électorale pour d’autres.

Le groupe de presse omniprésent tournait un reportage télévisé avec présentations, interviews et images des différents partis politique en motivant tous les groupes par leur enthousiasme à la réussite des « Eurolycées ».

Après avoir passé la matinée à finaliser leurs programmes et discours politiques, les futurs eurodéputés réunionnais ont rejoint le « Salon régional de l’éducation » à Sainte-Clothilde où s’est déroulé, sous le parrainage d’Alain Barrau, directeur du Bureau du Parlement européen à Paris, la restitution des travaux et les élections européennes.

La restitution commença avec le groupe presse, les élèves ont diffusé leur « Journal Eurolycées » qui va enchanter le public constitué de représentants du monde éducatif, du proviseur et des parents des élèves, etc.

Le groupe ONG a présenté son manifeste pour la réduction des émissions de CO2. Puis chacun des partis fut invité à présenter son programme politique pour l’avenir énergétique et environnemental de l’Union Européenne aux électeurs présents.

Après un passage aux urnes des électeurs présents, les résultats des élections européennes furent annoncés. Le Parti Protection de l’environnement et de l’Ecologie dont les propositions principales étaient : la déforestation, la protection d’animaux en voie de disparition, l’abolition de la production d’énergie nucléaire ou encore le projet de création d’un tram-train sur l’île de la Réunion fut élu.




Lycée Alain Colas – Nevers
Circonscription Est

Dans la circonscription Est, la classe participante au projet « Les Eurolycées » est une classe du lycée Alain Colas de Nevers. Il s’agit d’une seconde section européenne composée de 18 élèves. La phase 1 du projet (simulation d’élections parlementaires) s’y est déroulée du 15 au 18 janvier 2013.

La semaine a débuté par une présentation du rôle et du fonctionnement des institutions européennes, en particulier du Parlement. L’équipe des Eurolycées est partie de ce que connaissaient les élèves. Tour à tour, ils ont pris la parole pour donner un mot qu’ils associaient à l’Union européenne (UE). Ont ainsi été mentionnés l’espace Schengen, l’Euro ou encore Bruxelles. A partir de tous ces mots clés rassemblés, une explication plus détaillée sur le fonctionnement de l’UE et le rôle de chaque institution et des différents acteurs impliqués a été proposée aux élèves. Cette session s’est terminée par un quiz qui a permis de faire le point sur les connaissances acquises.

Afin d’amorcer la réflexion sur les questions environnementales, les élèves ont ensuite été invités à se diviser en 5 groupes et à lister tous les problèmes qu’ils observaient dans ce domaine. Les critiques exprimées ont été nombreuses : gaspillage de l’eau, espèces en voie de disparition, réchauffement climatique, déforestation, faible utilisation des énergies renouvelables, commerce équitable pas assez développé… Dans un deuxième temps, les élèves ont dû répondre à la question : « Si vous aviez une baguette magique, quelles solutions mettriez-vous en place pour résoudre ces problèmes ? ». Lors de cette phase intitulée « Utopie », différentes mesures, plus ou moins réalistes, ont été proposées par les élèves : rendre biodégradables tous les déchets non recyclables, reconstruire la couche d’ozone et la calotte glacière, utiliser les déchets comme source d’énergie, récupérer et utiliser l’eau de pluie, remplacer la fission nucléaire par la fusion nucléaire, planter des arbres sur les toits des immeubles…

Les deuxième et troisième journées ont été consacrées au jeu de simulation. Chaque groupe d’élèves a dû choisir s’il voulait devenir un parti politique, une organisation non gouvernementale (ONG) ou un média. Ont ainsi été constitués 3 partis politiques, une ONG et un groupe presse. Les partis politiques et l’ONG ont eu pour tâche de se trouver un nom et un slogan, d’élire un président, d’établir leur programme politique, de créer une affiche et de préparer un discours pour la restitution finale.

L’objectif des partis étaient bien sûr de remporter les élections. Les trois partis en lice ont été : le Parti européen environnementaliste (P.E.E), le Parti écologique et naturel (P.E.N) et le Rassemblement citoyen pour l’écologie (R.C.E). Leurs programmes politiques ont été très différents. Le P.E.E proposait par exemple de créer des entreprises locales pour favoriser le commerce intra-européen afin de limiter les importations et ainsi la pollution liée au transport de marchandises, tandis que le P.E.N a développé l’idée d’une voiture écologique (les véhicules seraient équipés d’un moteur thermique, le mouvement du véhicule entraînerait différents procédés visant à produire de l’énergie). Le R.C.E, quant à lui, a proposé, entre autres, la création d’un compte énergétique, qui fixerait un plafond de consommation que chaque ménage devrait respecter. Au-delà de ce plafond, les concernés devraient payer une écotaxe.

En ce qui concerne l’ONG, il s’agissait pour elle de faire du lobbying auprès des partis pour qu’ils acceptent d’intégrer ses idées à leur programme politique. Les élèves de ce groupe ont décidé de se concentrer sur la protection des ressources maritimes. Ils ont opté pour le nom « Mers du futur » et pour le slogan « Mers du futur, la mère de nos enfants ! » et ont travaillé notamment sur les questions des accidents pétroliers, de la pêche intensive, des déchets toxiques et du gaspillage. L’ONG a par exemple proposé de mettre en place une pêche évolutive, c'est-à-dire qui varie en fonction des besoins du consommateur et de la survie des espèces. L’idée serait d’imposer un contrôle sévère de la marchandise (patrouille côtière, douane…) qui permettrait de lutter également contre la pêche illégale (en zone protégée, en trop grande quantité, sans permis…).

Enfin, le groupe presse devait réaliser un reportage sur le déroulement des élections. Les élèves ont choisi de créer un journal intitulé Europe’actu. Dans une édition spéciale consacrée aux élections européennes, ils ont publié entre autres un article sur le rôle du Parlement, les interviews de deux étudiants étrangers séjournant en France et une présentation de chacun des partis politiques participant aux élections ainsi que de l’ONG « Mers du futur ». Cliquez ici pour lire le numéro spécial d’Europe’actu.

Lors de la restitution finale, chaque groupe a présenté son travail. Etaient présents non seulement les élèves, mais aussi Frédéric Batlle, proviseur du lycée, David Cluzeau, Délégué Général de la Fédération de la Ligue de l’enseignement de la Nièvre, ainsi que des membres du personnel administratif et enseignant du lycée. Le groupe presse est revenu sur le contenu de son journal, l’ONG a défendu ses positions et a expliqué comment s’étaient déroulées les négociations avec les partis, les trois partis politiques ont quant à eux présenté leurs propositions et appelé les électeurs à voter pour eux. Après un passage aux urnes des électeurs présents, les résultats ont été annoncés : le Rassemblement citoyen pour l’écologie (R.C.E.) a été élu au Parlement européen, dépassant d’une seule voix le Parti européen environnementaliste (P.E.E.).



Lycée Jules Siegfried – Paris
Circonscription Ile-de-France

Dans la circonscription Ile-de-France, la classe participante au projet « Les Eurolycées » est une classe du lycée Jules Siegfried de Paris. Il s’agit d’une première STMG (Sciences et Technologies du Management et de la Gestion) composée de 33 élèves. La phase 1 du projet (simulation d’élections parlementaires) s’y est déroulée du 21 au 25 janvier 2013.

La semaine a débuté par une présentation du rôle et du fonctionnement des institutions européennes, en particulier du Parlement. La session a commencé par une activité de brainstorming : Tous les élèves ont été invités à se lever et n’avaient le droit de s’asseoir que s’ils donnaient un mot qu’ils associaient à l’Union européenne (UE). Ont ainsi été mentionnés l’Euro, quelques Etats membres ou encore Strasbourg. A partir de tous ces mots clés rassemblés, une explication plus détaillée sur le fonctionnement de l’UE et le rôle de chaque institution et des différents acteurs impliqués a été proposée aux élèves. Ces derniers ont été particulièrement intéressés par le rôle des eurodéputés, par les risques d’amendes encourus par les Etats dans le cas par exemple d’une transposition incomplète d’une directive et par le fonctionnement des groupes de pression à Bruxelles. Ces différentes thématiques ont été l’objet de nombreuses questions.

Afin d’amorcer la réflexion sur les questions environnementales, les élèves ont ensuite été invités à se diviser en 7 groupes et à lister tous les problèmes qu’ils observaient dans ce domaine. Les critiques exprimées ont été nombreuses : marées noires, ondes wifi, pluies acides, fonte des glaces, méthane rejeté par les vaches, mégots et chewing-gums sur le sol, déforestation… Dans un deuxième temps, les élèves ont dû répondre à la question : « Si vous aviez une baguette magique, quelles solutions mettriez-vous en place pour résoudre ces problèmes ? ». Lors de cette phase intitulée « Utopie », différentes mesures, plus ou moins réalistes, ont été proposées par les élèves : rendre payant l’accès aux centres villes pour les voitures, construire des autoroutes sous terre, aménager des jardins sur les toits des immeubles, réutiliser les eaux usées, inventer de nouveaux carburants non polluants, installer des panneaux solaires sur plus de bâtiments…

La matinée de la deuxième journée a été consacrée au lancement du jeu de simulation. Chaque groupe d’élèves a dû choisir s’il voulait devenir un parti politique, une organisation non gouvernementale (ONG) ou un média. Ont ainsi été constitués 3 partis politiques, deux ONG et deux groupes presse. Les partis politiques et les ONG ont eu pour tâche de se trouver un nom et un slogan, d’élire un président, d’établir leur programme politique, de créer une affiche et de préparer un discours pour la restitution finale. Les deux groupes presse devaient quant à eux réaliser un reportage sur le déroulement des élections. Les élèves sont peu à peu entrés dans le jeu et ont commencé à réfléchir aux idées qu’ils voulaient défendre, au nom de leur parti / ONG, etc.

L’après-midi a débuté par un quiz rapide sur le fonctionnement de l’UE qui a permis de faire le point sur les connaissances acquises la veille. Les élèves ont ensuite accueilli un spécialiste des questions environnementales, M. Jean-Pierre Tabet, Conseiller Changement Climatique de l’ADEME - Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie. Pendant plus d’une heure, cet expert a abordé avec les élèves la problématique du changement climatique. Il est non seulement revenu sur les causes et conséquences, mais aussi sur les mesures mises en place pour lutter contre ce phénomène, en particulier sur les différents sommets au cours desquels les Etats se regroupent dans la perspective de se fixer des objectifs communs. Les élèves ont été très intéressés par le fonctionnement de ces négociations et par la question éthique de la responsabilité de chaque Etat dans le réchauffement climatique. Grâce à l’intervention de M. Tabet, différentes pistes de réflexion se sont esquissées pour les élèves. De plus, l’un des groupes presse a profité de sa venue pour réaliser une interview et ainsi avoir le point de vue d’un expert.

La troisième journée a été entièrement consacrée au jeu de simulation. Les programmes politiques se sont peu à peu affinés. Les trois partis en lice ont été : le Parti européen révolutionnaire de l’environnement, Ecoplanète et les Révolutionnaires de la Pollution (RP). Les idées qu’ils ont développées ont été diverses. Les RP ont proposé par exemple de créer des systèmes aspirants pour empêcher les fumées des usines de se répandre dans l’air, tandis que le Parti européen révolutionnaire de l’environnement a suggéré de remplacer les bouteilles en plastique par des bouteilles en verre trempé. Le parti Ecoplanète, quant à lui, a travaillé entre autres sur la possibilité de mettre en place des actions de sensibilisation afin de faire prendre conscience à la population de l’urgence d’agir en faveur de l’environnement.

En ce qui concerne les deux ONG, il s’agissait pour elles de faire du lobbying auprès des partis pour qu’ils acceptent d’intégrer leurs idées à leur programme politique. La première ONG, Be for energy, défendait l’accès pour tous aux énergies renouvelables et a développé des solutions pour construire les installations nécessaires à leur production (éoliennes, panneaux solaires…) dans les pays du Tiers-Monde. La seconde ONG, Cool the world, défendait quant à elle la lutte contre le réchauffement climatique.

Enfin, les deux groupes presse ont choisi de créer un journal. Dans le premier, intitulé Siegfried’s daily, il était possible de lire entre autres des interviews des différents partis, des articles sur les ONG et un horoscope écolo ! Cliquez ici pour lire ce numéro du Siegfried’s daily consacré aux élections européennes. Le second groupe presse a également réalisé son propre journal, The Informers, mais aussi un reportage vidéo.

Lors de la restitution finale, chaque groupe a présenté son travail. Etaient présents non seulement les élèves, mais aussi Laurent Vanhamme, proviseur du lycée, Clotilde Cuvigny, Chargée de mission auprès de la Délégation académique aux relations européennes et internationales et à la coopération, un représentant de la Fédération de Paris de Ligue de l’enseignement, ainsi que des membres du personnel administratif et enseignant du lycée. Les groupes presse sont revenus sur le contenu de leurs journaux et ont projeté le reportage vidéo, les ONG ont défendu leurs positions et expliqué comment s’étaient déroulées les négociations avec les partis, les trois partis politiques ont quant à eux présenté leurs propositions et appelé les électeurs à voter pour eux. Après un passage aux urnes des électeurs présents, les résultats ont été annoncés : le parti Ecoplanète a été élu au Parlement européen avec 24 voix sur un total de 48 suffrages exprimés.



Lycée Théodore de Banville – Moulins
Circonscription Massif central - Centre

Dans la circonscription Massif-Centre, la classe participante au projet « Les Eurolycées » est une classe du lycée Théodore de Banville de Moulins. Il s’agit d’une première S (scientifique) composée de 34 élèves. La phase 1 du projet (simulation d’élections parlementaires) s’y est déroulée du 28 au 30 janvier 2013. Etant donné que seulement trois demi-journées pouvaient être consacrées au projet, le programme a dû être quelque peu adapté, mais les objectifs sont restés les mêmes.

La première après-midi a débuté par une présentation rapide du rôle et du fonctionnement des institutions européennes, en particulier du Parlement. Chacun des élèves a d’abord été invité à donner un mot qu’il ou elle associait à l’Union européenne (UE). Ont ainsi été mentionnés une grande partie des Etats membres, la Banque centrale européenne ou encore la CEE (Communauté économique européenne). A partir de tous ces mots clés rassemblés, une explication plus détaillée sur le fonctionnement de l’UE et le rôle de chaque institution et des différents acteurs impliqués a été proposée aux élèves.

Afin d’amorcer la réflexion sur les questions environnementales, les élèves ont ensuite été invités à se diviser en 7 groupes et à réfléchir à la fois à tous les problèmes qu’ils observaient dans ce domaine et à toutes les solutions qu’ils pourraient y apporter, fantaisistes ou réalisables. Chaque idée devait être écrite sur un post-it, tous les post-it ainsi collectés devaient ensuite être disposés sur une affiche. Les critiques exprimées ont été nombreuses : trop d’OGM, orpaillage, paysages trop bétonnés, trafic d’ivoire, extinction du saumon, dangers du nucléaire, trop d’énergie perdue… Les solutions proposées ont, elles aussi, été diverses et variées : créer des réserves naturelles, développer les transports en commun, favoriser l’agriculture biologique, instaurer de nouvelles normes pour les barrages, encourager l’installation de moulins à marée, développer l’élevage de lucioles pour remplacer les ampoules électriques…

En fin de journée, le jeu de simulation a été lancé. Chaque groupe d’élèves a dû choisir s’il voulait devenir un parti politique, une organisation non gouvernementale (ONG) ou un média. Ont ainsi été constitués quatre partis politiques, deux ONG et un groupe presse.

La deuxième après-midi a été entièrement consacrée au jeu de simulation. Les partis politiques et les ONG ont eu pour tâche de se trouver un nom et un slogan, d’élire un président, d’établir leur programme politique / manifeste, de créer une affiche et de préparer un discours pour la restitution finale. Les quatre partis en lice ont été : le Parti pour le progrès énergétique (PPE), le Parti européen pour le développement universel (PEDU), le Parti pour le progrès des mobilités futures (PPMF) et le Parti français pour la revalorisation de la nature (PFRN). Les idées qu’ils ont développées ont été diverses. Le PFRN a par exemple proposé d’entrer dans une nouvelle ère de l’éclairage quotidien en utilisant les lucioles comme source de lumière. Le PEDU planifiait la fin de l’énergie nucléaire en Europe d’ici 2030 et prévoyait l’instauration de quotas sur le prélèvement des espèces marines. Le PPE a beaucoup travaillé sur le concept d’écoconstruction et sur la réduction du bilan carbone des bâtiments. Le PPMF, quant à lui, s’est concentré sur la création de nouveaux modes de transports (développement des voitures hybrides et électriques, des pistes cyclables, du covoiturage…).

En ce qui concerne les deux ONG, il s’agissait pour elles de faire du lobbying auprès des partis pour qu’ils acceptent d’intégrer leurs idées à leur programme politique. La première ONG, APPLA (Association pour protéger les animaux), dont le slogan était « Avançons main dans la patte », visait à sensibiliser la population aux dommages causés aux animaux dus au non-respect de l’environnement. La seconde ONG, O’vive, avait opté pour le slogan « La vie est dans chaque goutte, protégeons l’eau ». Elle défendait une meilleure gestion de l’eau et une plus grande protection des réserves d’eau, en particulier des nappes phréatiques.

Le groupe presse avait pour tâche de réaliser un reportage sur le déroulement des élections (préparatifs, négociations…). Il a choisi d’utiliser le format vidéo. Les présidents de chaque parti et de chaque ONG ont ainsi été invités à répondre à une interview filmée.

La troisième et dernière demi-journée a été consacrée à la restitution finale. Chaque groupe a présenté son travail. Etaient présents non seulement les élèves, mais aussi M. Florid, proviseur du lycée, Matthieu Guilbaud, représentant la Fédération de l’Allier de la Ligue de l’enseignement, ainsi que des membres du personnel administratif et enseignant du lycée. Le groupe presse a projeté son reportage vidéo, les ONG ont défendu leurs positions et expliqué comment s’étaient déroulées les négociations avec les partis, les quatre partis politiques ont quant à eux présenté leurs propositions et appelé les électeurs à voter pour eux. Après un passage aux urnes des électeurs présents, les résultats ont été annoncés : le Parti pour le progrès des mobilités futures (PPMF) a été élu au Parlement européen avec 16 voix sur un total de 39 suffrages exprimés.



Lycée Descartes-Maupassant – Fécamp
Circonscription Nord-Ouest

Dans la circonscription Nord-Ouest, la classe participante au projet « Les Eurolycées » est une classe du lycée Descartes-Maupassant de Fécamp. Il s’agit d’une première ES (économique et sociale) composée de 24 élèves. La phase 1 du projet (simulation d’élections parlementaires) s’y est déroulée du 4 au 8 février 2013.

Comme dans les 7 autres lycées participants, la semaine a débuté par une présentation du rôle et du fonctionnement des institutions européennes, en particulier du Parlement. Afin de démarrer en douceur, tous les élèves ont été invités à se lever et n’avaient le droit de s’asseoir que s’ils donnaient un mot qu’ils associaient à l’Union européenne (UE). Ont ainsi été mentionnés l’Euro, quelques Etats membres ou encore l’espace Schengen. Bizarrement, le mot Bruxelles n’a pas été évoqué. Cette méthode de brainstorming permet non seulement d’introduire le sujet mais également d’évaluer les connaissances des élèves afin d’adapter les explications données par la suite. Celles-ci ont duré une heure environ et ont permis à la classe de découvrir le fonctionnement de l’UE et le rôle de chaque institution et des différents acteurs impliqués. Cette session s’est terminée par un quiz qui a permis de faire le point sur ce que les élèves avaient assimilé et de revenir de façon plus détaillée sur certains éléments (pays fondateurs, présidence de la Commission, langues de travail…).

Afin d’amorcer la réflexion sur les questions environnementales, les élèves ont ensuite été invités à se diviser en 6 groupes et à lister tous les problèmes qu’ils observaient dans ce domaine. Les critiques exprimées ont été nombreuses : prolifération des algues vertes, obsolescence programmée, huile de palme, fonte des glaces, disparition d’espèces animales… Dans un deuxième temps, les élèves ont dû répondre à la question : « Si vous aviez une baguette magique, quelles solutions mettriez-vous en place pour résoudre ces problèmes ? ». Lors de cette phase intitulée « Utopie », différentes mesures, plus ou moins réalistes, ont été proposées par les élèves : remplacer les ampoules par des bougies, planter deux arbres pour tout arbre coupé, développer les emballages biodégradables, désaliniser l’eau de mer, encourager une agriculture sans engrais chimique, installer des parasols sur les pôles pour empêcher la fonte des glaces…

En fin d’après-midi a eu lieu le lancement du jeu de rôles. Chaque groupe d’élèves a dû choisir s’il voulait devenir un parti politique, une ONG (organisation non gouvernementale) ou un média. Ont ainsi été constitués 3 partis, 2 ONG et un groupe presse. Les élèves ont alors eu environ trente minutes pour commencer à réfléchir à un nom, un slogan et aux grandes idées qu’ils souhaitaient défendre.

La deuxième journée a été entièrement consacrée au jeu de rôles. Chaque groupe d’élèves a travaillé en autonomie. Les partis politiques et les ONG ont eu pour tâche, non seulement, de se trouver un nom et un slogan, mais aussi d’élire un président, d’établir leur programme politique, de créer une affiche et de préparer un discours pour la restitution finale. Le groupe presse devait quant à lui réaliser un reportage sur la préparation des élections. Les journalistes ont choisi le format vidéo. Ils ont interviewé tour à tour les différents partis et ONG. Ils ont également interrogé des citoyens (deux élèves et un professeur du lycée) sur les thématiques du développement durable et des élections européennes.

Grâce aux informations collectées sur Internet, dans les revues du CDI et aux discussions menées au sein des groupes, les programmes politiques se sont peu à peu affinés. Les trois partis en lice étaient : le Parti Monde Vert (PMV), l’Euronouvellement et le Groupe de Préservation de la Planète (GPP). Les idées qu’ils ont développées ont été diverses. Le PMV a par exemple proposé de mettre les villes au vert, notamment en installant des jardins sur les toits des immeubles et des murs végétaux sur les façades, tandis que l’Euronouvellement a travaillé sur la création de réserves naturelles et le développement d’une voiture volante non polluante. Le GPP, quant à lui, s’est concentré sur la protection des ressources maritimes (utilisation de bateaux solaires, mise en place de parcs marins) et sur la lutte contre le gaspillage du papier grâce à la numérisation.

Lors de la matinée de la troisième journée, les élèves ont poursuivi leur travail : finalisation des affiches, rédaction des discours… L’après-midi, ils ont eu l’opportunité de rencontrer William Paesen du MAVD (Mouvement Actif pour une Vie Durable). Après avoir brièvement présenté le travail de son association, celui-ci a invité les différents groupes à soumettre les idées qu’ils avaient développées jusqu’ici. En posant les bonnes questions et en soulignant certains points tels que la viabilité financière d’un projet, William Paesen a poussé le élèves à aller plus loin dans leurs raisonnements et à améliorer leurs propositions.

Lors de la restitution finale, chaque groupe a présenté son travail. Etaient présents non seulement les élèves, mais aussi M. Pinel, proviseur du lycée, Mme Tilmant, proviseur adjoint, plusieurs membres du personnel enseignant, deux personnes représentant la mairie de Fécamp et Mme Canis, correspondante de presse pour Le Progrès Paris Normandie. Le groupe presse a projeté le reportage vidéo réalisé au cours de la semaine, les ONG ont défendu leurs positions et les partis politiques ont présenté leur programme. Après un passage aux urnes des électeurs présents, les résultats ont été annoncés : le Parti Monde Vert a été déclaré vainqueur avec 18 voix sur un total de 40 suffrages exprimés. La matinée s’est achevée par un discours émouvant de la présidente du PMV.



Lycée Simone Veil – Valbonne
Circonscription Sud-Est

Dans la circonscription Sud-Est, la classe participante au projet « Les Eurolycées » est une classe du lycée Simone Veil de Valbonne. Il s’agit d’une première L (littéraire) composée de 23 élèves. La phase 1 du projet (simulation d’élections parlementaires) s’y est déroulée du 11 au 15 avril 2013.

La semaine a débuté par une présentation du rôle et du fonctionnement des institutions européennes, en particulier du Parlement. Pour débuter la session, tous les élèves ont été invités à se lever et n’avaient le droit de s’asseoir que s’ils donnaient un mot qu’ils associaient à l’Union européenne (UE). Ont ainsi été mentionnés la zone Euro, quelques États membres, mais également des notions plus « techniques » telles que la Commission européenne, certains élèves ayant déjà parlé de cette thématique dans le cadre de la section européenne. A partir de tous ces mots clés rassemblés, une explication plus détaillée sur le fonctionnement de l’UE et le rôle de chaque institution et des différents acteurs impliqués a été proposée aux élèves. Cette session s'est terminée par un quiz qui a permis de faire le point sur les connaissances acquises et de revenir plus en détails sur certains points (nom et mandat du président du Parlement européen, langues de travail utilisées...).

Afin d’amorcer la réflexion sur les questions environnementales, les élèves ont ensuite été invités à se diviser en 6 groupes et à lister tous les problèmes qu’ils observaient dans ce domaine. Les critiques exprimées ont été nombreuses : dégradation des milieux, fonte des glaces, déforestation, incivisme, braconnage... Dans un deuxième temps, les élèves ont dû répondre à la question : « Si vous aviez une baguette magique, quelles solutions mettriez-vous en place pour résoudre ces problèmes ? ». Lors de cette phase intitulée « Utopie », différentes mesures, plus ou moins réalistes, ont été proposées par les élèves : favoriser le tri sélectif, réutiliser les eaux de pluie, mettre au point des plantes qui filtreraient l'air, remplacer les pesticides par des coccinelles, consommer des produits de saison et des produits locaux, développer les tunnels bus, utiliser des toilettes sèches, adopter des lois telles que la Loi Littoral et la Loi Montagne pour préserver les milieux... En fin de journée a été lancé le jeu de simulation. Chaque groupe d’élèves a dû choisir s’il voulait devenir un parti politique, une organisation non gouvernementale (ONG) ou un média. Ont ainsi été constitués trois partis politiques, deux ONG et un groupe presse.

La deuxième journée a été entièrement consacrée au jeu de rôles. Les partis politiques et les ONG ont eu pour tâche de se trouver un nom et un slogan, d’élire un président, d’établir leur programme politique, de créer une affiche et de préparer un discours pour la restitution finale. Le groupe presse devait quant à lui réaliser un reportage sur les préparatifs des élections.

Les programmes politiques se sont peu à peu affinés. Les trois partis en lice ont été : le Parti du Rire, le BEL - BioEcoLycées et Emava. Les idées qu’ils ont développées ont été diverses. Le Parti du Rire s'est concentré sur la lutte contre la surconsommation de médicaments et pour le retour à la médecine douce, tandis que le BEL (BioEcoLycées) a développé l'idée de porter l'écologie au sein des lycées (installation de panneaux solaires et de récupérateurs d'eau de pluie, passage de la cantine au bio, mise en place de critères pour la construction de nouveaux lycées...). Le parti Emava, quant à lui, a travaillé sur les moyens de transport propres (tunnel bus, hoovercar) et sur les trottoirs électriques.

En ce qui concerne les deux ONG, il s’agissait pour elles de faire du lobbying auprès des partis pour qu’ils acceptent d’intégrer leurs idées à leur programme politique. La première ONG, SOS City, a choisi de lutter contre l’étalement urbain et la pollution en ville. Pour ce faire, elle a proposé différentes mesures à mettre en place, parmi lesquelles sensibiliser les habitants via diverses manifestations, favoriser les transports électriques ou encore multiplier les espaces verts. La seconde ONG, Marchons pour l’avenir, a quant à elle promu l’installation de trottoirs électriques qui permettent d’utiliser les mouvements des piétons comme source d’énergie pour produire de l’éclairage public.

Enfin, le groupe presse a choisi le format vidéo pour son reportage. Le documentaire réalisé s’intitulait « L’envers du débat », référence à l’expression « l’envers du décor ». La vie politique étant une forme de pièce de théâtre dans laquelle les hommes politiques jouent un rôle, les élèves journalistes avaient pour ambition de montrer la réalité qui se cache derrière les apparences et le « jeu ».

Lors de la troisième journée, les élèves ont eu l’opportunité de rencontrer Eve Lebègue, animatrice nature LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) dans les Alpes-Maritimes. Après avoir présenté le travail et le fonctionnement de la LPO, celle-ci a écouté chaque groupe présenter son projet, a fait quelques remarques et a répondu aux différentes questions posées. Diverses thématiques ont ainsi pu être abordées : fonctionnement des toilettes sèches, mode de financement des associations, installation de mangeoires à oiseaux et de nichoirs dans les écoles, concept du pédibus… Grâce à cette intervention, les élèves ont pu améliorer leurs propositions.

Lors de la restitution finale, chaque groupe a présenté son travail. Etaient présents non seulement les élèves, mais aussi M. Petit, proviseur du lycée, des membres du personnel administratif et enseignant du lycée, ainsi que deux journalistes. Le groupe presse a projeté son reportage vidéo, les deux ONG ont défendu leurs positions et expliqué comment s’étaient déroulées les négociations avec les partis, les trois partis politiques ont quant à eux présenté leurs propositions et appelé les électeurs à voter pour eux. Après un passage aux urnes des électeurs présents, les résultats ont été annoncés : le parti BEL – BioEcoLycées a été élu au Parlement européen avec 14 voix sur un total de 24 suffrages exprimés.



Lycée Jean Perrin – Rezé
Circonscription Ouest

Dans la circonscription Ouest, la classe participante au projet « Les Eurolycées » est une classe du lycée Jean Perrin de Rezé. Il s’agit d’une première section européenne (cette section regroupe les élèves d’une classe économique et sociale, littéraire et scientifique) composée de 19 élèves. La phase 1 du projet (simulation d’élections parlementaires) s’y est déroulée du 18 au 21 février 2013.

Comme dans les 7 autres lycées participants, la semaine a débuté par une présentation du rôle et du fonctionnement des institutions européennes, en particulier du Parlement. Afin de démarrer en douceur, tous les élèves ont été invités à se lever et n’avaient le droit de s’asseoir que s’ils donnaient un mot qu’ils associaient à l’Union européenne (UE). Ont ainsi été mentionnés l’Euro, quelques Etats membres ou encore l’espace Schengen. Pour la première fois tous les grands traités (Traité de Rome, de Lisbonne et de Maastricht) ont été cités. Suite à cette méthode de brainstorming, permettant d’évaluer les connaissances des élèves, un temps d’explications a été mis en place afin que ces derniers puissent découvrir le fonctionnement de l’UE et le rôle de chaque institution et des différents acteurs impliqués. Cette session s’est terminée par un quizz qui a permis de faire le point sur ce que les élèves avaient assimilé et de revenir de façon plus détaillée sur certains éléments (pays fondateurs, présidence de la Commission, langues de travail…).

Afin d’amorcer la réflexion sur les questions environnementales, les élèves ont ensuite été invités à se diviser en 6 groupes et à lister tous les problèmes qu’ils observaient dans ce domaine. Les critiques exprimées ont été nombreuses : déchets nucléaires, gaspillage, manque d’espaces verts, déforestation, surpêche… Dans un deuxième temps, les élèves ont dû répondre à la question : « Si vous aviez une baguette magique, quelles solutions mettriez-vous en place pour résoudre ces problèmes ? ». Lors de cette phase intitulée « Utopie », différentes mesures, plus ou moins réalistes, ont été proposées par les élèves : favoriser le recyclage, créer des poubelles intelligentes pour éviter toutes erreurs de tri sélectif, développer l’utilisation de la lifeStraw, créer des jardins sur les toits, utiliser plus de bateaux à voile, transformer les cours d’EPS en énergie…

En fin d’après-midi a eu lieu le lancement du jeu de rôles. Chaque groupe d’élèves a dû choisir s’il voulait devenir un parti politique, une ONG (organisation non gouvernementale) ou un média. Ont ainsi été constitués 4 partis, une ONG et un groupe presse. Les élèves ont alors eu environ trente minutes pour commencer à réfléchir à un nom, un slogan et aux grandes idées qu’ils souhaitaient défendre.

Lors de la matinée de la deuxième journée, les élèves ont eu l’opportunité de rencontrer Elodie Gouriou, chargée de mission à UFOLEP (Union Française des Œuvres Laïques d'Education Physique). A partir de mots clefs énoncés par les élèves sur la thématique de l’environnement, Elodie Gouriou a fait prendre conscience aux élèves de l’état actuel de notre planète. S’en est suivi un quizz et une démonstration PowerPoint. Elle a ensuite proposé aux élèves une activité consistant à classer dans la bonne catégorie (économie, social, environnement, gouvernance) l’illustration qu’ils avaient sélectionnée auparavant. Cette rencontre s’est conclue par le calcul de l’empreinte écologique de chaque groupe. Celle-ci traduit l’utilisation que nous faisons des ressources naturelles pour manger, nous chauffer, nous vêtir, nous déplacer.

La troisième journée a été entièrement consacrée au jeu de rôles. Chaque groupe d’élèves a travaillé en autonomie. Les partis politiques et l’ONG ont eu pour tâche, non seulement, de se trouver un nom et un slogan, mais aussi d’élire un président, d’établir leur programme politique, de créer une affiche et de préparer un discours pour la restitution finale. Le groupe presse devait quant à lui réaliser un reportage sur la préparation des élections. Les journalistes ont choisi le format vidéo. Ils ont interviewé tour à tour les différents partis et l’ONG. Ils ont également interrogé des élèves du lycée sur ce que signifie l’Union Européenne pour eux ainsi que sur le prochain pays candidat.

Grâce aux informations collectées sur Internet et aux discussions menées au sein des groupes, les programmes politiques se sont peu à peu construits. Les quatre partis en lice étaient : le Parti pour l’Avenir Environnemental Européen (PAEE), La Future France (FF), le Rassemblement Démocratique du Peuple (RDP) et le Mouvement de l’Energie Renouvelable Européen (MERE). Les idées qu’ils ont développées ont été diverses. Le PAEE, dans l'intention d’aboutir à une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre, a par exemple proposé une réforme totale du système des transports sur 20ans, notamment en limitant l'utilisation des voitures essence à une par foyer. Le parti FF a visé, à terme, l’application de la Taxe Carbonne en prenant comme exemple le modèle suédois. Quant au parti RDP, son programme a proposé principalement des actions pour diminuer le gaspillage d’eau, de nourriture et d’énergie. Le dernier parti, le MERE, quant à lui, a proposé des réformes pour l’environnement (développer les énergies renouvelables), l’emploi (création de nouveaux emplois dans le domaine de la recherche pour l’environnement) et pour le logement (créer des logements et quartiers plus écologiques). Enfin l’ONG Movement For Clean Factories, qui a milité pour une transition d’une industrie archaïque et polluante vers une industrie propre et respectueuse de l’environnement, a revendiqué l’installation d’énergies renouvelables sur les lieux de production pour compenser la consommation de l’industrie ou encore la création d’un label "industrie propre".

Lors de la restitution finale, chaque groupe a présenté son travail. Etaient présents non seulement les élèves, mais aussi M. Schenker, proviseur du lycée, M. Berthe, proviseur adjoint, M. Hervé, professeur de la section européenne, une vingtaine de lycéens et une journaliste du quotidien Ouest France. Le groupe presse a projeté le reportage vidéo réalisé au cours de la semaine, l’ONG a défendu ses positions et les partis politiques ont présenté leur programme. Après un passage aux urnes des électeurs présents, les résultats ont été annoncés : le Parti « Mouvement de l'Energie Renouvelable Européen » a été déclaré vainqueur avec 16 voix sur un total de 41 suffrages exprimés. La matinée s’est achevée par un discours et les félicitations du proviseur du Lycée.



Lycée Les Chartrons – Bordeaux
Circonscription Sud-Ouest

Dans la circonscription Sud-Ouest, la classe participante au projet « Les Eurolycées » est une classe du lycée professionnel Les Chartrons. Il s’agit d’une première comptabilité composée de 20 élèves. La phase 1 du projet (simulation d’élections parlementaires) s’y est déroulée du 26 février au 1er mars 2013.

Comme dans les 7 autres lycées participants, la semaine a débuté par une présentation du rôle et du fonctionnement des institutions européennes, en particulier du Parlement. Afin de démarrer en douceur, les élèves ont d’abord été invités à se lever et n’avaient le droit de s’asseoir que s’ils donnaient un mot qu’ils associaient à l’Union européenne (UE). Ont ainsi été mentionnés l’Euro, une dizaine d’Etats membres, le Parlement européen ou encore Bruxelles. A partir de ces mots clés rassemblés, des explications plus détaillées ont ensuite été données sur le fonctionnement de l’UE et le rôle de chaque institution et des différents acteurs impliqués. Cette session d’environ une heure a permis de revenir en particulier sur le triangle institutionnel, le Conseil européen, les élections au Parlement européen, le rôle des organes consultatifs et des groupes de pression.

Afin d’amorcer la réflexion sur les questions environnementales, les élèves ont ensuite été invités à se diviser en 6 groupes et à lister tous les problèmes qu’ils observaient dans ce domaine. Les critiques exprimées ont été nombreuses : déforestation, fonte des glaciers, minerai de viande, surconsommation de médicaments, déchets nucléaires, corruption, marées noires, famine… Dans un deuxième temps, les élèves ont dû répondre à la question : « Si vous aviez une baguette magique, quelles solutions mettriez-vous en place pour résoudre ces problèmes ? ». Lors de cette phase intitulée « Utopie », différentes mesures, plus ou moins réalistes, ont été proposées par les élèves : développer le covoiturage, s’éclairer à la bougie, utiliser l’énergie produite par les hamsters dans leur roue, favoriser les produits biologiques, rendre tous les déchets biodégradables, remplacer les emballages en plastique par des emballages en verre, encourager le partage… En fin d’après-midi a eu lieu le lancement du jeu de rôles. Chaque groupe d’élèves a dû choisir s’il voulait devenir un parti politique, une ONG (organisation non gouvernementale) ou un média. Ont ainsi été constitués quatre partis, une ONG et un groupe presse.

Il était initialement prévu que la classe reçoive Jean-Louis Bergey, directeur régional de l’ADEME en Aquitaine (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), lors de cette première journée, mais ce dernier, malade de la grippe, a malheureusement dû annuler sa venue.

La deuxième journée et la matinée de la troisième ont été entièrement consacrées au jeu de rôles. Chaque groupe d’élèves a travaillé en autonomie. Les partis politiques et les ONG ont eu pour tâche, non seulement, de se trouver un nom et un slogan, mais aussi d’élire un président, d’établir un programme politique, de créer une affiche et de préparer un discours pour la restitution finale. Le groupe presse devait quant à lui réaliser un reportage sur la campagne électorale. Les journalistes ont choisi de réaliser un reportage vidéo (interview des quatre partis) et un journal papier.

Grâce aux informations collectées sur Internet et aux discussions menées au sein des groupes, les programmes politiques se sont peu à peu affinés. Les quatre partis en lice étaient ; le Parti Futuriste, J’M J’M la Terre, LAYNS et Eco-J.A.M.A. Les idées qu’ils ont développées ont été diverses. Les membres du Parti Futuriste, réunis derrière le slogan « Jamais dans la tendance, toujours dans la bonne direction », ont par exemple travaillé sur le développement des énergies renouvelables dans le but non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre mais aussi de lutter contre le chômage (création de nouveaux emplois). Le parti J’M J’M la Terre a élaboré un projet intitulé « Un OUI pour demain » qui prévoyait, entre autres, de sortir du nucléaire et de lutter contre la déforestation en obligeant à planter deux arbres pour chaque arbre coupé. Le parti LAYNS s’est quant à lui concentré sur la réduction des émissions de CO2 provoquées par les transports. Pour ce faire, il a proposé d’interdire les véhicules trop polluants dans les grandes villes, de développer les voitures hybrides, de diminuer les tarifs des transports publics et de créer des parkings relais. Enfin, le parti Eco-J.A.M.A s’est fixé comme objectif la lutte contre la surconsommation de médicaments chimiques et pour le développement de la phytothérapie, un programme politique résumé par le slogan « La santé, ça se cultive ! Osez les plantes ! ».

L’ONG « Oui » a, quant à elle, choisi de travailler sur le remplacement des énergies fossiles (pétrole, charbon, uranium et gaz) par les énergies renouvelables, en particulier par l’éolien et l’énergie produite par les vagues.

Lors de la restitution finale, chaque groupe a présenté son travail. Etaient présents non seulement les élèves et leurs professeurs (Mme Mineray, Mme Poussard et Mme Turonnet), mais aussi Mme le Proviseur Adjoint, et Marion Baby, Responsable Europe du CIDEM. Le groupe presse a projeté le reportage vidéo réalisé au cours de la semaine et a distribué plusieurs exemplaires du journal New’One. L’ONG « Oui » est revenue sur la question des énergies, puis les partis politiques ont présenté leur programme et appelé les électeurs à voter pour eux. Après un passage aux urnes des personnes présentes, les résultats ont été annoncés : le parti LAYNS a été déclaré vainqueur avec 9 voix sur un total de 24 suffrages exprimés. L’après-midi s’est achevée par un mot des membres du parti gagnant.